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The 4 seasons. - Summer


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................    L'   ÉTÉ   ................





  L'été commence vers le 21 juin, quand les jours ont atteint leur plus grande durée. Le soleil darde alors ses plus chauds rayons et fait mûrir les foins et les céréales. On voit les champs de blé jaunir, et les tiges s'incliner sous le poids des épis chargés de grains.
  Les travaux sont pénibles à cause de la chaleur; mais l'homme de cœur ne s'y adonne pas avec moins d'ardeur que pendant le printemps; il s'encourage à braver la fatigue, par le motif qu'il faut toujours, et quoi qu'il en coûte, accomplir le devoir.
  Tout d'abord on récolte le foin. Dès l'aube, les faucheurs sont dans la prairie, et sous leurs coups réguliers tombe en andains l'herbe encore humide de rosée; les faneusent l'étalent, et quand elle est séchée on la transporte au fenil.
  MOISSONNEUR-50 Vient ensuite la moisson; c'est un rude labeur, mais la fatigue en est adoucie par le joyeux entrain de ceux qui l'accomplissent. Tout le monde y prend part. Les moissonneurs coupent les chaumes, et les tiges se déposent en javelles; des femmes les réunissent en gerbe, et quand les gerbes sont liées, les enfants les portent à l'endroit où le fermier les entassera en meule. Ces divers sont entremêlés de chants rustiques et de fréquents éclats de rire.
  A quelques pas des ouvrières, GLANEUSE-50 le pauvre glane les épis oubliés ou laissés à dessein, et prend ainsi sa légitime part des trésors de la Providence.
  Heureux de sa récolte, le propriétaire ou le fermier en remercie le Seigneur, et lui en consacre les prémices, en donnant en aumônes une partie de son grain. « c'est, dit-il, la part du bon Dieu. »
  Que de sujets l'été ne nous présente-t-il pas d'admirer et de bénir la divine Providence, toujours attentive à nos besoins! Ainsi c'est aux jours des plus grandes chaleurs qu'elle fait mûrir les fruits les plus rafraîchissants, tels que la cerise, la fraise, la groseille. Elle a soin de tout ce qui vit : elle donne à la chenille la feuille qui l'abrite et la nourrit, au chardonneret le grain qu'il porte à ses petits, au bétail l'herbe dont il s'engraisse, à l'homme le blé dont il fait son pain.
  Ah! comment à ces pensées ne pas célébrer la bonté de Dieu, et redire ces beaux vers d'un poète chrétien :




Tout l'univers est plein de sa magnificence:
Qu'on l'adore, ce Dieu, qu'on l'invoque à jamais!
Son empire a des temps précédé la naissance :
Chantons, publions ses bienfaits.

Il donne aux fleurs leur aimable peinture;
Il fait naître et mûrir les fruits;
Il leur dispense avec mesure
Et la chaleur des jours et la fraîcheur des nuits.
Le champ qui les reçut les rend avec usure.


RACINE, Athalie.



source = ENSEIGNEMENT PRIMAIRE
LECTURES COURANTES
COURS MOYEN
ÉDITEURS : ALFRED MAME ET FILS     POUSSIELGUE FRÈRES


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L'APPEL DE DIEU

L'APPEL DE DIEU


Laisse ta peine en pleurs au foyer et va-t-en
Au-delà de l'enclos et sur le chemin même;
C'est là que tu verras d'autres pauvres plus blêmes.
Et celui-là dont le fardeau si lourd t'attend.

Celui qui s'est assis au bas de la montée
Et qui, seul, ne pourrait jamais avant la nuit
Gagner le bourg encore lointain : Va près de lui,
Qaund l'ombre descendrait toute sur la contré,

Prends son bras dououreux et chante au long des haies...
Ne crains pas; mon esprit sûrement te conduit.

André LAFON.

(« Poèmes ».



    Dieu appelle le missionnaire, et aussi tout chrétien, à aider son frère à porter le fardeau de sa misère, de son chagrin.



Illustration de Maurice de LA PINTIÈRE

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.......... La Fleur de France ..........




La fleur de FRANCE



  La fleur de lys apparaît dès la plus haute antiquité comme élément décoratif; certains auteurs anciens soulignent son apparition sur la bannière des rois de France dès Clovis, mais rapportent ses origines de façons fort différentes : « Que par un miracle singulier ces fleurs parurent dépeintes sur un étendard de soie blanche qui fut apporté du Ciel par un Ange et mis entre les mains d'un saint ermite pour le présenter à Clovis » tandis que d'autres auteurs prétendent que : « Clovis, premier roi chrétien ayant obtenu une signalée victoire, les soldats francs de son armée cueillirent les fleurs de lys jaunes dans un marais qui se trouva proche du champ où la bataille s'était donnée et en couronnèrent leur tête en signe de victoire. »
  Quoi qu'il en soit, ce n'est que sous Philippe-Auguste qu'elle prend définitivement place sur le sceau royal. Dès lors, elle devient l'emblème de la Maison de France et est semée en nombre sur son écu.
  Charles VI en réduit le nombre à trois, deux en chef, une en pointe, en l'honneur de la Sainte-Trinité.
  Les armoiries de provinces, villes, corporations et familles de notre pays comportent souvent un ou plusieurs lys d'or, rarement d'argent.
  Sur les vieilles cartes de navigation, le Nord de la rose des vents est indiqué par un lys. Baden-Powell adopta, dès le début du Scoutisme, le lys comme emblème international de ce grand Mouvement.
  Chaque pays interpréta alors cet emblème selon son tempérament propre et aujourd'hui, de par tout le monde, chargé ou non d'autres pièces, arcs, croix, feuilles, les scouts arborent fièrement sur leur poitrine le lys.
  Son caractère extrêmement décoratif, les mille interprétations que l'on en peut faire, font que sculpteurs, enlumineurs, graveurs, architectes ou maçons des différentes périodes de notre histoire artistique l'ont employé d'innombrables fois dans leurs belles créations.

source
Beau manoir
LES EDITIONS « SCOUTS DE FRANCE » LYON

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Wikipédia   Les scouts de France