Il y a un temps pour vivre et un temps pour créer, ce qui est moins naturel. Il me suffit de vivre de tout mon corps et de témoigner de tout mon cœur.   Noces

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  dimanche 20 mai 2012

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Œuvres de

« Honoré de BALZAC »

BALZAC_Portrait-70-150

EDITIONS   GALLIMARD
EDITIONS   G. P. PARIS
EDITIONS   HACHETTE
EDITIONS   LE LIVRE DE POCHE
EDITIONS   LES BELLES EDITIONS
EDITIONS   NELSON, EDITEURS
GRANDE LIBRAIRIE UNIVERSELLE

COLLECTION   FOLIO


    Dans Le Livre de Poche :


  • N° 356   LA DUCHESSE DE LANGLAIS,   suivi de   LA FILLE AUX YEUX D'OR
  • N° 543-544   LA RABOUILLEUSE.
  • N° 611   UNE TÉNÉBREUSE AFFAIRE
  • N° 705-706   LES CHOUANS.
  • 862-63-64   ILLUSIONS PERDUES.
  • N° 952-953   LA COUSINE BETTE.
  • N° 989-990   LE COUSIN PONS.
  • N° 757-758   LE PÈRE GORIOT.
  • LE COLONEL CHABERT,   suivi de   FERRAGUS, CHEF DES DÉVORANTS.
  • LA VIEILLE FILLE,   suivi de   LE CABINET DES ANTIQUES
  • EUGÉNIE GRANDET
  • LE LYS DANS LA VALLÉE.
  • LE CURÉ DE VILLAGE
  • CÉSAR BIROTTEAU,   suivi de   LA MAISON NUCINGEN
  • BÉATRIX.
  • LA PEAU DE CHAGRIN
  • LE MÉDECIN DE CAMPAGNE
  • PIERRETTE,   suivi de   LE CURÉ DE TOURS
  • SPLENDEURS ET MISÈRES DES COURTISANES.
    1085-86-87   Préface de Félicien MARCEAU   Dépôt légal n° 6671, 4è trimestre 1967   BRODARD ET TAUPIN   30-30-1085-04.
  • LA RECHERCHE DE L'ABSOLU,   suivi de   LA MESSE DE L'ATHÉE.
  • LA FEMME DE 30 ANS.




  • Dans la collection Folio


  • LE CURÉ DE VILLAGE
  • LE PÈRE GORIOT
  • EUGÉNIE GRANDET
  • ILLUSIONS PERDUES
  • LES CHOUANS
  • LE LYS DANS LA VALLÉE
  • LA COUSINE BETTE
  • LA RABOUILLEUSE
  • LE CONTRAT DE MARIAGE.   précédé de UNE DOUBLE FAMILLE
    et suivi de   L'INTERDICTION
  • LE COUSIN PONS
  • SPLENDEURS ET MISÈRES DES COURTISANES
  • UNE TÉNÉBREUSE AFFAIRE
  • LA PEAU DE CHAGRIN
  • LE COLONEL CHABERT,   suivi de   EL VERDUGO
  • ADIEU, LE RÉQUISITIONNAIRE.
  • LE MÉDECIN DE CAMPAGNE




  • Dans Edition G. P. Paris :


  • EUGÉNIE GRANDET




  • Dans Edition Hachette :


  • EUGÉNIE GRANDET




  • Dans Les Belles Editions


  • LE LYS DANS LA VALLÉE  




  • Dans Nelson, Editeurs :


  • LA PEAU DE CHAGRIN




  • Dans Edition   Paris R.   Simon, Éditeur :


  • EUGÉNIE GRANDET   3201-8-35. - RÉGIE IMP.   CRÉTÉ. - CORBEIL.




  • Dans Edition   Mignot, Éditeur   LA RENAISSANCE DU LIVRE :


  • EUGÉNIE GRANDET   SCÈNES DE LA VIE DE PROVINCE   CORBEIL. - IMPRIMERIE   CRÉTÉ.   pp 183




  • Dans Librairie André DESVIGNE   LYON :


  • EUGÉNIE GRANDET   Dépôt légal n° 383 - 4 - 1945   Imp. Réunies, Lyon - 9-45   pp 192



  • Dans Grande Librairie Universelle :


  • LES CHOUANS ou La Bretagne en 1799




Honoré de BALZAC

  Il est né le 29 Mai 1799 à Tours. Il fut confié à une nourrice, puis devint pensionnaire à Vendôme; il rejoignit sa famille à Paris, en 1814. Deux ans plus tard, le voilà clerc de notaire. Il choisit alors la carrière littéraire et rompt avec les siens, mais reste lié avec sa sœur Laure et une camarade de pension, sa fidèle amie, Zulma Carraud.
  Hanté par des rêves de grandeur, BALZAC ajoute un «de» à son nom et se lance dans l'édition. C'est l'échec et la ruine. La liquidation judiciaire qui en résulte pésera sur toute sa vie. Vêtu d'un peignoir de bure, se dopant au café noir, Balzac devient un forçat de la littérature.
  1830 est une bonne année; succès mondains, et succès littéraires avec les premières Scènes de la Vie Privée. Il conçoit le projet d'une vaste fresque de la socièté contemporaine dont les personnages reparaîtront d'un volume à l'autre : La Comédie Humaine qu'il nourrit de ses souvenirs, de ses ambitions et de ses observations. Il y travaillera jusqu'à sa mort en 1850.
  C'est en 1832 qu'il reçoit la première lettre signée de l'Étrangère. Une correspondance s'ébauche. Balzac tombe amoureux de son inconnue, Éveline Hanska. Il vivra désormais partagé entre cet amour et son labeur d'écrivain; la span class="texteItalicI">Comédie remporte un plein succès. (Entre autres : span class="texteItalicI">La Peau de Chagrin, 1831, - Eugènie Grandet, 1833, - Le Père Goriot, 1834).
  A partir de 1843, sa santé chancelle, mais il travaille toujours. Après plusieurs séjours en Ukraine chez Mme Hanska, son échec à la Constituante en 48, son échec à l'Académie Française où il n'a que les voix de Lamartine et de Hugo, il épouse la comtesse Hanska en Mars 1850 et revient d'Ukraine mourir à Paris le 18 Août.

source =   Le Livre de Poche



HONORÉ DE BALZAC est né à Tours le 20 mai 1799 d'une famille originaire du Languedoc.
  Il entre tout jeune chez un avoué comme clerc, puis écrit pendant une dizaine d'années (1821-1829) une série de drames et de romans sans grande valeur, mais pourtant pas aussi médiocre qu'on l'a dit. Les Chouans et Chouans et la Physiologie du mariage (1827-1830) sont déjà en dehors de ces œuvres de jeunesse. A ce moment, 1830, commence avec le Bal de Sceaux la chaîne de romans qu'il aura bientôt l'idée géniale d'enchaîner les uns aux autres sous le titre général de Comédie humaine et qui se prolonge jusqu'au Député d'Anis 1847. Le principaux stades sont Louis Lambert 1832, Eugénie Grandet 1833, la Recherche de l'absolu 1834, le père Goriot 1835, César Birotteau 1837, le Curé de village 1839, Modeste Mignon 1844, le Cousin Pons 1846, la Cousine Bette 1847. A partir de 1848 Balzac ne donna presque plus rien; Il se maria avec Mme Hanska (l'Étrangère) et mourut le 20 août 1850. Pendant trente ans, il avait écrit une centaine de romans, de contes, d'essais et de pièces de théâtre, s'était débattu contre des soucis d'argent écrassants et avait déployé une somme d'efforts dont peu d'hommes auraient été capables. La littérature sur lui est immense. A lire, avant tout, l'article de Taine dans les Nouveaux essais de critiques et d'histoire, 1858, et le volume d'Édouard Biré : H. de Balzac, 1897.

source =   Nelson, Editeurs



  Honoré de BALZAC, un des plus grands romanciers français du XIXè siècle, né à Tours le 20 mai 1790 et mort le 20 août 1850. La série considérable de ses romans constitue un ensemble qu'il a appelé lui-même La Comédie humaine. Malgré quelques imperfections de style et une trop grande minutie dans les descriptions, c'est une œuvre puissante, remarquable par l'observation, le sentiment saisissant de la réalité, la fécondité de l'imagination, la peinture fine et profonde des passions humaines. Balzac a créé des types vivants qui sont restés populaires. Ses principaux romans sont : Eugénie Grandet, Le Père Goriot, Le Cousin Pons, La Cousine Bette, César Birotteau, La maison du chat qui pelote, Le lys dans la vallée, Pierrette, etc.

source =   Le Français Par les Textes   LIBRAIRIE HACHETTE 1920
V.   BOUILLOT   PROFESSEUR AU LYCÉE MONTAIGNE


Honoré de BALZAC     (1799 - 1850)

  Le génial écrivain qui devait engager le roman français moderne dans des voies si nouvelles et si fécondes naquit à Tours en 1799. Il eut de bonne heure le goût des lettres et l'ardent désir de parvenir à la gloire, mais c'est au prix de longues et pénibles luttes qu'il parvint à réaliser ses hautes ambitions.
  Placé par sa famille dans l'étude d'un avoué, il ne paraît s'être distingué ni par le zèle ni par l'assiduité, mais ce court séjour dans la basoche, en l'initiant aux roueries de la procédure et en lui montrant les dessous du monde judiciaire, lui fournira des éléments romanesques qu'il fera plus tard intervenir dans son œuvre avec une puissance singulière.
  Rentré chez les siens, il écrivit et publia, de 1822 à 1825, sous divers pseudonymes, ses premiers romans. Mais ces œuvres qu'il n'avoua jamais, du reste, ni ne désavoua expressément, ne laissent entrevoir que par éclairs le puissant romancier qui va se dégager. Elles ne lui apportèrent ni l'argent ni la notoriété.
  Il essaya des affaires, perdit une quinzaine de mille francs dans une spéculation de librairie, puis s'associa à un prote pour l'exploitation d'une imprimerie, et bientôt après d'une fonderie de caractères. Ce fut un désastre dont il sortit avec quatre-vingt mille francs de dettes. Ce lamentable début devait peser sur toute l'existence de Balzac. Harcelé par ses créanciers, échafaudant pour se libérer des combinaisons parfois fantastiques, il édifia en vingt ans, au milieu de difficultés toujours renaissantes, l'œuvre immense où se reflète la socièté du XiXè siècle issue de la Révolution.
  Après les Chouans (1829), qui établissent définitivement sa notoriété, pas une année ne se passe qui ne soit marquée de plusieurs chef-d'œuvre. Nous citerons seulement dans cette immense production : Eugénie Grandet, La Recherche de l'Absolu, Le Cousin Pons, Le père Goriot, La Cousine Bette, Le Curé de Village, Les Illusions perdues, Le Lys dans la Vallée, La Peau de Chagrin, César Birotteau, Une ténébreuse affaire, Un ménage de garçon, Splendeurs et Misères des Courtisanes, Les Paysans, etc.
  En donnant à ce vaste ensemble le titre général et mérité de Comédie Humaine, l'écrivain répartit ces divers romans, en une classification un peu arbitraire : Scènes de la Vie privée, Scènes de la Vie de province, etc.
  Si la gloire lui était venue tardive et incomplète, Balzac avait de bonne heure emporté l'admiration des plus hauts artistes de son temps et conquis les suffrages des femmes. Il avait entretenu pendant de longues années une correspondance active avec une grande dame polonaise, la comtesse Hanska. Il devait l'épouser en 1850. Mais il était alors épuisé par son formidable labeur et succomba quelques mois après.
  Victor Hugo prononça sur sa tombe un noble discours, suprême hommage du génie au génie et que la postérité a ratifié.

source =   GRANDE LIBRAIRIE UNIVERSELLE



  HONORÉ DE BALZAC né a Angoulème, Jean-Louis Guez de Balzac, membre de l'Académie française, passa presque toute sa vie sur les bords de la Charente, au fond de son château, dans un isolement égoïste et superbe, qui, loin de nuire à sa renommée, donnait à ses écrits l'autorité d'oracles impatiemment attendus. Il entretenait de loin la ferveur de ses fidèles par des épitres et des dissertations que se disputaient les ruelles et les familiers de l'hôtel de Rambouillet. Sa seule passion fut sa haine contre Richelieu, qui ne voulait voir en lui qu'un habile rhéteur, sans accorder aucun emploi à son ambition politique; mais ce ressentiment ne fit explosion qu'après la mort du ministre.
  Esprit brillant, belle imagination, il fut le Malherbe de la prose : il a le sentiment de la cadence, l'ampleur de la période, l'éclat du discours; il sait choisir et ordonner les mots; il orne de grandes pensées par des expressions magnifiques dont l'harmonie soutenue enchante l'oreille. Mais on voit trop en lui le bel esprit qui ne vise qu'à se produire, n'aime que lui-même, sourit avec effort, plaisante sans gaieté, et pousse la solennité jusqu'à l'emphase. Adroit à manier l'antithèse, la métaphore, l'hyperbole, il donne l'idée d'un beau corps auquel l'âme fait défaut. Les artifices de son noble langage laissent le cœur indifférent. La postérité n'a pas partagé l'engouement de ses contemporain. Toutefois, dans le Socrate chrétien, il annonce Bossuet, et ses Entretiens à Ménandre font pressentir les Provinciales.
  Il fut pour la langue française un excellent professeur de rhétorique.

source =   EXTRAITS DES CLASSIQUES FRANÇAIS
par GUSTAVE MERLET   PROFESSEUR DE RHÉTORIQUE AU LYCÉE LOUIS-LE-GRAND   1884


  HONORÉ DE BALZAC naquit en 1799 à Tours, où son père, d'origine méridionale, était administrateur des hospices. Après des études, commencées au collège de Vendôme et terminées à Paris, où son père avait été nommé dans l'intendance, le jeune Balzac entreprit, à vingt ans, de conquérir la fortune et la gloire avec sa plume. En 1820, il écrivit un drame, Cromwell, puis un roman historique, puis toutes sortes d'essais, sans parvenir à sortir de son obscurité. En même temps, son imagination aventureuse l'entraînait dans diverses entreprises industrielles et commerciales, librairie, imprimerie, fonderie de caractères, où il se ruina, s'endetta, se débattit dans de terribles embarras financiers, qui pèseront lourdement sur sa vie entière. Mais cette dure expérience de la réalité comme les médiocres romans qu'il écrivit jusqu'en 1825 le préparent à son métier d'écrivain. En 1829, avec le roman historique Les Chouans, sur la Vendée révolutionnaire, en 1831, avec le roman autobiographique La Peau de chagrin, qui reflète ses ambitions, ses luttes et ses défaites, Balzac a trouvé sa véritable voie. A trente-quatre ans, il entreprend l'immense production qui deviendra, de 1842 à 1850, La Comédie humaine : plus de quinze heures de travail par jour, des nuits fiévreuses, des manuscrits s'accumulant, des épreuves surchargées de ratures et de corrections, des livres entiers refaits plusieurs fois, quatre-vingt-seize romans en seize ans, tel est le bilan de cette carrière de romancier, unique dans l'histoire des lettres. Son œuvre se présente comme une histoire naturelle de la socièté contemporaine, sous la forme d'une fiction romanesque soutenue par une observation rigoureuse : il étudie l'homme en fonction de la famille et de la socièté, créant ainsi un type de roman, le roman balzacien, qui aura sur le développement du genre, jusqu'à la fin du XIXe siècle, une influence considérable.
  A vingt ans, Balzac s'était proposé comme idéal : être célèbre et être aimé, son génie lui donna à la même heure la gloire et l'amour. La grande tendresse qui embellit la première partie de sa vie fut celle de Mme de Berny qui le conseilla et le soutint dans toutes les épreuves, et qu'il appelait la Dilecta, la Bien-Aimée. En 1832, il s'éprit d'une de ses lectrices, une Polonaise qu'il n'avait jamais vue, mais qui lui avait témoigné de son lointain pays une admiration passionnée; il écrivit à Mme Hanska les admirables Lettres à l'Etrangères, mais il ne put l'épouser que cinq mois avant de mourir, quand son veuvage l'eut rendue libre. Il mourut le 19 août 1850, écrasé sous le labeur formidable qu'il soutenait depuis trente ans.

source =   ANTHOLOGIE DES
ROMANCIERS DU XIXe SIÈCLE
E.   MAYNIAL



  LA COMÉDIE HUMAINE est un ensemble de 93 romans ou nouvelles (au lieu des 137 prévus par Balzac en 1845, organisés pour la première fois et expliqués dans toute leur ampleur en 1842; écrits de 1829 à 1850, ils ont été classés arbitrairement par Balzac en :
    I. Etudes de mœurs (titre donné en 1834), les plus importants comprenant 69 grands romans en 6 groupes.
   II. Etudes philosophiques comprenant 22 romans et contes.
  III. Etudes analytiques 2 volumes La Physiologie du mariage (1829).




- Balzac à la campagne.




A. M. CHAPELAIN

    Monsieur,

  Pour les nouvelles du grand monde que vous m'avez fait savoir, en voici de notre village. Jamais les blés ne furent plus verts ni les arbres mieux fleuris. Le soleil n'agit pas de toute sa force, comme il fit dès le mois d'avril de l'année passée, quand il brûla les herbes naissantes. Sa chaleur est douce et innocente, supportable aux têtes les plus malades. La fraîcheur et les rosées de la nuit viennent ensuite, et réjouissent ce qui languirait sur la terre sans leur secours; mais, ayant plutôt abattu la poussière que fait de la boue : il faut avouer qu'elles ne contribuent pas peu aux belles matinées dont nous jouissons.
  Je n'en perds pas le moindre moment; et, les commençant justement à quatre heures et demie, je les fais durer jusqu'à midi. Durant ce temps-là, je me promène sans me lasser, et en des lieux où je puis m'asseoir quand je suis las. Je lis des livres qui ne m'obligent point à méditer, et je n'apporte à ma lecture qu'une médiocre attention. Car en même temps je ne laisse pas de donner audience à un nombre infini de rossignols, dont tous nos buissons sont animés. Je juge de leur mérite, comme vous faites de celui des poètes au lieu où vous êtes. Et, en effet, si vous ne le savez pas, il y a autant de différence de rossignol à rossignol que de poète à poète. Il y en a de la première et de la dernière classe.




- Principaux écrivains de l'Hôtel de Rambouillet.




  - Nous citerons   Balzac, Voiture, Chapelain, Mlle de Scudéry, Mme de la Fayette et Mme Deshoulières.

  Balzac   (1597 - 1654) : ses lettres. - Balzac parut à peine à l'Hôtel de Rambouillet, mais il en demeura jusqu'à la fin le correspondant fidèle. De son château de Balzac, en Angoumois, l'ermite de la Charente, comme il se nommait lui-même, tenait le rôle principal dans la socièté de la marquise. Ses lettres tranchaient les cas de langage et fournissaient des modèles de bien dire. Il composa aussi des traités demi-philosophiques : le Prince, le Socrate chrétien.
  Balzac est le Malherbe de la prose. Sévère sur le choix des mots, sur l'harmonie des périodes, il possède tous les dehors d'un grand écrivain; mais la pensée demeure faible. Son défaut principal est de déployer trop d'éloquence pour de minces sujets; toujours en cérémonie, même quand il s'agit du billet le plus insignifiant, il manque de naturel. L'hyperbole est sa figure favorite; il en use et en abuse, comme lorsqu'il écrit de Rome : « J'ai ici un éventail qui lasse les mains de quatre valets, et fait un vent dans ma chambre qui ferait des naufrages en pleine mer. » Aussi lui répond-on dans le même style, et sans doute avec une parfaite sincérité, « que les malades guérissent à la vue de ses lettres, que ses livres ne sont guère moins connus que l'eau et le feu... »   (M. C., 16.)



source = Histoire abrégée des littératures anciennes et modernes
LIBRAIRIE CH.   POUSSIELGUE
1903














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